La Lionne blanche – Henning Mankell

En cette période de Gingle bells aux bonnes odeurs de sapins, même si le thermomètre indique 16°C à l’ombre – on est vraiment dans la merde niveau climatique, bordel de nouilles – on a des envies de vin chaud, de bons grogs pour tuer les microbes – oui oui bien sûr, c’est l’unique utilité! – et des envies de Suède et de café noir parce que si t’aimes la Suède tu bois du café! Et qui dit Suède dit polar suédois! Au passage, jetez un oeil au très drôle Comment écrire un polar suédois sans se fatiguer de Henrik Lange (ça et là 2015). C’est ce dernier qui a aussi pondu les 90 livres et 90 films cultes à l’usage des personnes pressées (ça et là 2010)

Comment écrire un polar suédois

Toi qui me lis dans ton pull rouge et blanc tricoté main, tu n’as plus qu’à prendre un bon polar de Mankell dans ta bibliothèque Billy et te pelotonner dans ton fauteuil Grodkull d’Ikea (à tes souhaits).

HENNING MANKELL LA LIONNE BLANCHE PHOTO

Comme tout bon polar nordique, l’enquête a bien sûr son importance, mais on suit aussi les tribulations du personnage principal de la série, chez Mankell, il est incarné par le commissaire Kurt Wallander. Le policier est bien entendu divorcé et entretient des rapports plus ou moins tendus avec son père et sa fille (Cf Comment écrire un polar suédois….) Vous l’aurez compris, moi même si j’ai commencé par les morts de la Saint-Jean, les enquêtes du commisaire Wallander sont à lire dans l’ordre afin de pouvoir suivre l’évolution de l’histoire du commissaire et de sa fille. Avant de lire la Lionne blanche, vous pourrez déguster :

  • Meurtriers sans visage
  • Les Chiens de Riga

Et après la Lionne blanche :

  • L’homme qui souriait
  • Le Guerrier solitaire
  • La Cinquième femme
  • Les Morts de la Saint-Jean
  • La Muraille invisible
  • Avant le gel
  • L’Homme inquiet

Pourquoi un avis sur la Lionne blanche en particulier? Après les deux premiers opus, on attaque là un épisode charnière de l’évolution psychologique de Wallander et du message que fait passer Mankell à travers ses polars.

Wallander est commissaire de police en Scanie, province suédoise à la frontière du Dannemark. Le corps d’une mère de famille sans histoire est retrouvé dans un puit, ainsi qu’à quelques mètres, le doigt d’un homme noir. Wallander doit élucider ce mystérieux meurtre sur fond de trame d’attentat en Afrique du Sud. Mankell a écrit la Lionne blanche en 1993 alors que l’apartheid a été officiellement aboli deux ans auparavant, les évènements du livre se déroulent en 1992.  On assiste à une transition dans l’évolution de l’histoire de l’Afrique du Sud : le président de Klerk essaie d’installer le passage du relais à Nelson Mandela et de rendre les droits civiques aux Noirs mais certains Afrikaners fanatiques revendiquent toujours la suprématie blanche et l’Afrique du Sud reste un état où la violence domine.

L’enquête de la Lionne blanche est passionnante. Bien sûr, on suit le travail de Wallander et de ses collègues mais avant tout on assiste à une tranche de l’Histoire de l’humanité qui s’est déroulée il n’y a pas tant de temps que ça. Il y a 20 ans, les Noirs n’avaient aucun droit en Afrique du Sud à part ceux de vivre dans des bidonvilles, de servir d’esclaves ou de se faire massacrer ou emprisonner. Et cela fait du bien de rappeler que cette Histoire, c’était Hier… Une lueur d’espoir se glisse dans le roman de Mankell à travers Mandela et de Klerk. La lionne blanche est un petit bijou d’originalité dans les polars suédois et un témoignage de notre Histoire contemporaine .

HENNING MANKELL LA LIONNE BLANCHE
Henning Mankell, La lionne blanche, Points Policier, 1993, 488 p

 

Pour aller plus loin :

Un article du monde sur l’histoire de l’Afrique du Sud et de l’apartheid

Fluctua nec mergitur

FLUCTUA NEC MERGITUR Sète

 

C’était pas de la littérature. Pour une fois je ne vous parlerai pas de livres, quoique ces coquins finissent toujours par se glisser ici ou là. Ça faisait un bail que je n’avais pas écrit ici, un peu plus de deux mois je crois bien. Il y a un peu plus de deux mois je devais écrire ou faire une photo, je ne m’étais pas encore décidée, j’aurais pu faire les deux, pour une amie bloggeuse – et accessoirement une vieille amie de fac, vieille parce que ça fait très longtemps que l’on se connaît hein, Madame est plus jeune que moi ! -, bref je m’égare. Je disais donc, il y a un peu plus de deux mois je devais participer à un projet de cette amie sur le thème de l’égalité. Au passage, allez voir son blog www.carriespeaking.com in French and English ! Je pensais partir sur l’égalité de droit au savoir, l’école de la République accessible à tous ? Et puis, il y a un peu plus de deux mois ma tante, vous vous souvenez ma première lectrice, la chasseuse de fautes d’orthographe, me fit une belle dernière blague et cette globe trotteuse chevronnée partît tout à coup pour un dernier voyage. Je pourrais même dire sur un coup de tête, ou sa tête qui lui a fait le coup de prendre ses jambes à son cou. Bref, ça fait un peu plus de deux mois que je n’ai pas écrit ici. Ma tante, en plus d’être ma première lectrice a été aussi souvent mon refuge, une sorte de mère de substitution. Tiens d’ailleurs ma chère Caro – Oui je parle à Carrie who is speaking in English of course (and in French !), je ne sais pas si tu te souviens de mes dix-neuf ans fêtés chez elle, dans son appart proche du Cour Julien alors qu’elle était en vadrouille en Inde. Je devais lui arroser ses plantes adorées malgré ma main peu verte et je pouvais « squatter » chez elle. J’étais ravie, j’adorais cet appart : plein de bouquins, un vieux lit en bois sur une mezzanine et des tomettes au sol. J’affectionne depuis l’enfance le quartier de la Plaine « sans frontières » – Cour Julien et les vieux appartements marseillais recouverts de tomettes par – grâce à ?- ma tante. Heu je disais quoi déjà ? Ah oui, m’atteler au projet de mon amie Caro qui m’inspirait pourtant s’est alors avéré plutôt difficile. Cette dernière m’a dit que ma tante justement semblait représenter tous ces principes d’égalité et que je prenne tout mon temps si je voulais écrire sur elle ! Elle avait tellement raison… Un article commençait à prendre forme dans ma tête. Je pouvais écrire sur les valeurs qu’elle m’avait transmises, sur son métier d’éducatrice spécialisée qui lui prenait tant au corps mais qu’elle aimait plus que tout, ses voyages et son ouverture sur le monde. Je pouvais écrire sur ses côtés chiants aussi : quand elle avait décidé qu’elle avait raison, impossible de la faire changer d’avis. Et je crois que j’ai pris un peu de tout ça chez elle. Je suis plus une pantouflarde qu’une voyageuse mais j’aime profondément Marseille pour toute la richesse de cultures qu’elle abrite, pour son port, les mélanges d’accent marseillais et de langues étrangères. Quand je crois en une valeur, je suis prête à la défendre bec et ongles. J’allais donc écrire un peu de tout ça et puis le vendredi 13 novembre est arrivé. Lors des attentats de Charlie Hebdo, c’était elle que j’avais prévenue en premier alors que j’étais encore coite devant mon téléviseur. Je me souviens de tous les numéros du journal qu’elle m’avait donnés. Et le 13 novembre je ne pouvais que penser au fait que j’aurais pu être aussi dans cette putain de salle du Bataclan avec Sabine et Momo. Je nous revois Sabine et moi dansant comme des folles sur du Eagles of Death Metal, je revois Momo emporté par la foule de Rock en Seine se mouvant sur le rock endiablé des Queens of the Stone Age. Je revois une certaine soirée arrosée de canettes de bière sur Bastille avec Lynn, Mat et Marina. Putain on aurait pu y être. Et j’ai eu aussi très peur. Très peur pour le fameux Momo, pour Sarah, pour Pauline qui vivent dans cette capitale et qui sortent boire des coups ou se font des concerts. Tous sains et saufs. Putain, j’ai eu peur. Donc oui, voilà ça fait un peu plus de deux mois que je n’ai pas écrit ici. Entre temps, j’ai échangé des messages d’amour avec mes amis parigots et Sabine, mon amoureux m’a fait des cookies, je suis partie à Sète avec mon autre tante, Mimi, la grande sœur de ma tatie. Nous l’y avons emmenée pour son dernier vrai voyage, elle qui aimait tant Brassens et encore plus Supplique pour être enterré à la plage de Sète, notamment la version de Magid Cherfy du groupe Zebda. Des bruits de vague, de la musique avec des notes d’Orient, c’était aussi ça ma tante.

Et puis j’ai eu des fous rires malgré tout avec Mimi. J’ai aussi rencontré tout plein de gens qu’elle aimait. Alors que je me faisais emmerder par d’autres membres de ma famille qui n’avaient pas pris la peine de venir à ses funérailles, j’étais soutenue par ses collègues, ses amis, ses cousins – mes cousins – , sa sœur Mimi et ses neveux – ma tante et mes cousins germains -. Alors que tout plein de questions me venaient concernant la « succession », elle aurait pu être ma mère mais elle ne l’était pas aux yeux de la loi, je rencontrais son amie Catherine et je prenais un café avec deux filles dont elle s’occupait à travers son métier. Elles aussi font partie des enfants qu’elle a eus. Elle les a marquées, l’une d’elles avait les larmes aux yeux en tenant le pull jaune qu’elle voulait que je lui retrouve. Ce pull jaune l’aidera à se souvenir. Et toutes ces personnes, toutes ces valeurs d’ouverture et d’égalité font partie de cet héritage non monnayable. Tous ces souvenirs de courses effrénées aux rencontres internationales de la photo d’Arles, de vélo balbutiant lors de mes jeunes années, d’atelier pâte à sel sur sa vieille table en formica dans son appartement du Cour Julien font partie de mon héritage non monnayable. Comme moi, elle s’était reformé une autre famille qui n’existe pas devant la loi mais qui existe bien au delà et tout ça fait partie de mon héritage non monnayable qui n’existe pas devant la loi mais bien au delà. Certains ouvrent une étude notariale ou une pharmacie transmise par papy, d’autres héritent d’une maison, de voitures. Moi j’ai des notes de musique, des bouquins qu’elle m’a fait découvrir, mon amour pour Marseille et son quartier de la Plaine, des photos et des images plein la tête. J’ai plus envie que jamais de faire de la photo, plus envie que jamais d’écrire, plus envie que jamais de continuer à me construire, plus envie que jamais de me battre pour ces valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Je n’attendrai pas deux mois et quelques pour écrire ici.

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D’après une histoire vraie – Delphine de Vigan

D APRES UNE HISTOIRE VRAIE DELPHINE DE VIGAN

Honte à moi, je n’avais encore jamais lu de « Delphine de Vigan ». Le thème de cette rentrée littéraire, que ce soit avec Angot ou Liberati, en passant par la marrante Sophie Divry, est gouverné par le réel romancé. Delphine de Vigan l’affiche dès son titre D’après une histoire vraie. Ce roman ovni est-il réellement de l’autofiction comme certains de ses petits camarades de rentrée?

Le pitch : Delphine assure la promo éprouvante de son dernier roman avant de s’accorder une parenthèse reposante avec ses enfants et François, son amoureux. La fièvre médiatique retombée, elle doit s’atteler à l’écriture de son nouvel ouvrage. Lors d’une fête parisienne elle rencontre l’étrange L. L./Elle l’intrigue, dégage un charisme et une aura de séduction. Delphine l’admire et L. devient son amie. Cette nouvelle comparse est un peu tout ce qu’elle aurait aimé être, la femme fatale toujours élégante. En parallèle, Delphine essaie en vain d’écrire son nouveau roman. Aucune idée ne lui vient, c’est le syndrome de la page blanche. Pire encore, la moindre idée de tenir un stylo ou de pianoter sur son clavier lui provoque des crises d’angoisse.

D’après une histoire vraie, sous ses airs d’autofiction, est bien plus que ça. Il y a du thriller dans ce livre et beaucoup de mystère. La vie de Delphine ressemble étrangement à celle de l’auteure : ses amis et anciens camarades de Khâgne sont des écrivains connus (Agnès Desarthe, Serge Joncour…) Et pour la minute potins : François, son amoureux, n’est autre que François Busnel, journaliste, critique littéraire et présentateur de la Grande Librairie sur France 5. Dans la vie « réelle », il est bien le compagnon de Delphine de Vigan. D’ailleurs, j’adore comme elle profite de son dernier opus pour partir à la chasse aux objections ==> Oups désolée pour le barbarisme de commerciale, déformation professionnelle! <== Elle reçoit des lettres anonymes qui l’accusent, entre autres, de n’être avec François que pour accorder de la publicité gratuite à ses livres. Fin* de la minute potins. Elle interroge aussi sur le but de l’écriture. Doit-on écrire ce qu’attend le lecteur? Doit-on écrire la vérité et rien que la vérité? L’écriture n’est-elle pas s’amuser en mélangeant la fiction avec un peu de réel justement?

Delphine de Vigan a une plume de Maître. Je ne peux que m’agenouiller devant son talent de narration et la virtuosité de la construction de son histoire. D’après une histoire vraie, même avec son étrangeté et son côté thriller, est un livre qui fait du bien (bien mérité quand on vient de se taper Eva de Liberati!). C’est pour moi, LA pépite française de cette rentrée littéraire 2015 qui se boit comme du petit lait grenadine à la lumière d’une bougie parfumée.

DELPHINE DE VIGAN D APRES UNE HISTOIRE VRAIE D’après une histoire vraie, Delphine de Vigan, JC Lattès, août 2015, 479 p., 20€

Eva – Simon Liberati

EVA SIMON LIBERATI RENTREE LITTERAIRE 2015

Vous avez dû déjà voir cette couverture. Eva est le roman de la rentrée littéraire encensé par les critiques. « Le plus beau roman de la rentrée littéraire » pour les Inrocks, « la célébration d’une muse » pour Libé, « un portrait abrasif et inflammable, superbe » pour Jérôme Garcin (Jérôme?!!!), « Une plume virtuose, de la trempe des grands romans d’amour, d’Aurélien d’Aragon à Ingrid Caven de Jean-Jacques Schuhl. », rien que ça!

Le pitch : Simon Liberati raconte sa compagne, Eva Ionesco. Eva, c’est d’ailleurs elle, la jeune fille de la couverture, immortalisée à l’âge de 15 ans. Simon Liberati et Eva s’étaient croisés une première fois à cette période, alors qu’ils écumaient les boîtes avec le « beau » monde de la nuit. Liberati a de quoi raconter, Eva Ionesco a une histoire peu banale. Sa mère, Irina, l’a photographiée entre ses 6 et 12 ans. Eva était transformée en mini femme quelque fois  affublée de bijoux de Sarah Bernhardt et souvent avec très peu de vêtements, dans des positions équivoques. Traumatisée d’avoir été érotisée si jeune par sa propre mère, Eva Ionesco a remporté sa bataille judiciaire pour ôter le droit à sa génitrice de toute exploitation et diffusion de ces clichés .  Enfant perdue, droguée, actrice, adulte à 12 ans, Eva a fait partie de la jeunesse dorée et rebelle, entre shoots d’héroïne et ivresses nocturnes.

Eva et son ami Christian Louboutin ©Pierre&Gilles Autobiographie en photomatons
Eva et son ami Christian Louboutin ©Pierre&Gilles Autobiographie en photomatons

Simon Liberati avait de quoi raconter sur cette fille étrange et névrosée, sur le rapport avec sa mère née d’un inceste (le père de sa mère était le grand-père d’Eva ET son arrière grand-père…vous avez suivi?) Mais Liberati ne raconte rien. Il se contemple. Il étale sa culture à travers des citations complètement gratuites. Certains s’écoutent parler, Liberati se regarde écrire. Je ne peux même pas dire qu’il se lit écrire, même s’il ressasse sans cesse ses précédents ouvrages, non, il se regarde écrire. Eva est composé de patchworks de « beaux » textes pompeux, Liberati ne raconte rien du tout. L’histoire des photos? Vous en apprendrez tout autant sur la toile. Sa rencontre, sa relation avec Eva? Tout reste plat, étalé en surface. Il écrit sur le livre qu’il commence quelques mois à peine après avoir rencontré Eva Ionesco. Il écrit sur les gens connus qu’il connait. Il tente une provoc’ Houellebecquienne :

« Je n’avais plus aucun critère physique ou moral (…) hommes, femmes, tous m’intéressaient, j’aurais rêvé une histoire d’amour avec une guenon. (…) Pour des raisons qui ont trait à la peur de la prison, je n’avais jamais eu affaire avec des enfants quoique j’adore les petites filles. Je le regrettais sans savoir un jour de finir ma vie avec la plus extravagante des femmes-enfants. » (p.54)

Lorsque j’ai débuté ce blog, je parlais des livres qui faisaient du bien, celui là n’en est pas un. Il laisse un arrière goût âcre de malaise. Vous avez eu des problèmes avec vos parents pendant votre enfance? Fuyez! Vous verrez une esquisse d’Eva colérique et névrosée. Une Eva exposée et vendue une deuxième fois. Je n’ai même plus envie de voir son film, Little Princess.

Les drogues et l’alcool auront aidé quelque Bukowski, Hunter S. Thompson ou Baudelaire à pondre des chefs d’œuvre. Liberati devrait se contenter des traces de coke sur les capots de voitures avec son pote Beigbeder.

Pour moi ce bouquin n’est qu’une mascarade, il aura au moins servi à payer le lifting d’Eva (Oui oui il le dit dans le livre!). J’ai dû passer à côté du quelque chose qui a provoqué l’émerveillement des critiques littéraires. Je vous laisse, je vais boire un coup pour passer le goût.

SIMON LIBERATI EVAEva, Simon Liberati, Stock, 278 p.

NB : En revanche, j’adore la couv’!

Quand le diable sortit de la salle de bain – Sophie Divry

Quand le diable sortit de la salle de bain et prit le café

Qualifié de texte le plus drôle de la rentrée littéraire par les Inrocks, le livre de Sophie Divry s’est imposé dans ma pile de bouquins de septembre.

Le pitch Sophie est à la dèche. Elle touche le RSA et une fois son loyer et ses factures payées, il lui reste 118 euros. 118 euros pour manger, pour s’habiller, pour boire un café, 118 euros pour vivre. En plus de gérer son porte-monnaie et son estomac qui crient la dalle, elle doit écrire car c’est son métier.

Les Inrocks ne s’étaient pas trompés, Quand le diable sortit de la salle de bain est drôlissime! J’ai englouti le bouquin rouge en une journée, une journée de pur bonheur. Sophie Divry m’a rappelé mes fabuleux moments d’étudiante où je vivais avec à peu près le même budget : les pâtes que j’allais chercher chez ED en enfourchant mon vélo , mon sac de randonnée sur le dos (Aaah cher ED! Quelle belle histoire nous avons vécue tous les deux!), les appels à EDF en pleurant, les incrustages aux colloques de la fac et aux vernissages pour les petits fours, les ploufs des voisins dans leur piscine pendant que j’essayais de rédiger mon mémoire de Maîtrise sous 40°…

Sophie écrit et s’amuse. Elle s’amuse avec la langue et son histoire, interrompue de manières intempestives par son meilleur ami Hector qui inverse les épithètes : « Sinon je me fais nourrir par mes gentils parents. Je fais des croisés mots »  et par son diable domestique qui la pousse à rajouter des passages de sexe pour que ses livres aient plus d’audience.

Sophie Divry s’est éclatée à écrire ce bouquin et à inventer des mots. Et elle nous éclate. Elle en profite pour  parler du travail d’écriture justement , elle se moque des livres à scandales et leurs scènes de sexe et les romans d’auto-fiction.  Elle interroge sur écrire sur les autres, à travers la voix de son meilleur ami :

« (…) Je suis maltraité dans ce livre. A part me décrire comme un raté, un asthmatique, un snob qui place les adjectifs à l’envers, tu fais quoi pour moi? » p.190

Elle nous parle de manière plus large du rapport à l’Autre et à la famille : son meilleur ami, son absence de vie sociale dûe à son absence de budget, la relation mère-fille, son père décédé, ses six frères (oui oui, une fratrie de 7!)… Comment  vivons nous tout ça à l’âge adulte?

« La vraie misère, c’est de n’avoir nulle part nulle mère, nul endroit où reposer sa tête » p.182

Et sous un air de grande dérision, elle aborde des sujets bien plus graves comme l’islamophobie (elle nous offre un fabuleux dialogue avec sa mère à ce propos) et le burn out.

Le diable sort de la salle de bain et nous fait du bien ! Sophie Divry manie la langue française avec superbe et joue avec elle. Je vous laisse, je vais lui envoyer un mail d’amour!

SOPHIE DIVRY QUAND LE DIABLE SORTIT Quand le diable sortit de la salle de bain, Sophie Divry, Notabilia, 309 p. avec des bonus!

Ce qui ne me tue pas, Millénium 4 – David Lagercrantz

DAVID LAGERCRANTZ MILLENIUM 4

Aaah vous l’attendiez celle la hein?! => Au passage, merci de m’avoir rassurée sur le fait que ma tante n’était pas la seule à lire ce blog, coucou Tatie!🙂 <=

Vous le savez, malgré ma légendaire objectivité, pour les raisons citées précédemment => si vous les avez ratées, c’est ici <= je n’ai pas attaqué le quatrième opus de Millénium sous les meilleurs auspices . Entre dévouement (oui oui, on y croit) et surtout extrême curiosité, j’ai vite vite ouvert le polar pour y retrouver Lisbeth Salander et Super Blomkvist.

Le pitch : Blomkvist, le journaliste de Millénium, se retrouve dans une histoire mêlant la CIA et son oeil de lynx omnipotent, un génie mathématicien mettant au point une intelligence artificielle et son fils autiste et bien sûr des très très méchants!!!

Avant de parler du fond, parlons de la forme (enfin écrivons)

MISES EN PAGE COUVERTURES MILLéNIUM

Vous remarquez la même chose que moi? Sur les anciennes éditions signées par le regretté Stieg Larsson, le titre du roman était mis en avant. Sur l’édition française de David Lagercrantz, on voit bien en gros Millenium 4 au cas où on l’aurait loupé, et que le bouquin s’appelle Ce qui ne me tue pas, ben on s’en fout un peu puisque les gens veulent lire (moi la première hein) la suite de Millénium. Vous avez dit Marketing? Acte Sud a unifié les nouvelles éditions des trois premiers tomes sur le dernier.

Je tourne la fameuse couv’, et là… Fou rire incontrôlable!

DU MÊME AUTEUR LAGERCRANTZ MILLENIUM 4

Moi, Zlatan Ibrahimovic, mon histoire racontée à David Lavercrantz, bah je vous avais prévenus hein! => C’est toujours  <= Impossible de m’empêcher de penser à la marionnette de Zlatan dans les Guignols.

Allez, je redeviens un peu sérieuse! Il donne quoi ce Millénium 4???

Le polar de Lagercrantz est très très inégal. Certes, ce n’est pas facile de passer après Stieg. En même temps, il l’a voulu, il l’a eu. Les personnages que l’on aime tant sont l’ombre d’eux même. Mais où sont donc passés les cafés et les sandwiches au fromage bordel de nouilles?! Alors que le style de Stieg Larsson était affûté et fluide, celui de Lagercrantz pèse comme un poids lourd qui serait entré dans un arbre. Ah oui je vous préviens, au début du roman, une tempête souffle sur Stockholm. Mais grâce à notre cher David, vous le saurez! Je n’ai pas poussé le vice à compter le nombre de fois où ce mot est cité. Hey David, les synonymes et les métaphores ça existe! Au passage notons que le traducteur n’est plus le même non plus, Hege Roel-Rousson remplace Lena Grumbach et Marc de Gouvenain, je ne sais pas si c’était une bonne idée. Les actions sont balourdes. On peut suivre plusieurs points de vue des différents protagonistes, ça donne du coup une impression de revivre les mêmes choses. Pour un suspense hâletant nécessaire à un bon polar, c’est loupé.

Comme je le disais dans le pitch, dans cet opus, les héros créés par Larsson sont mêlés à une histoire avec la CIA et son célèbre oeil (Edward Snowden appréciera!), et la Säpo (les espions suédois quoi), un célèbre mathématicien asocial et son fils autiste super intelligent, tellement il est intelligent c’est un génie! On est dans une sorte de Rain Man vs méchants assassins et espions.

Curieusement, la fin de Ce qui ne me tue pas devient meilleure. On aurait presque du mal à la lâcher – Mais on la laisse quand même pour un bon repas même s’il ne reste que dix pages, faut pas déconner-. Blomkvist et Lisbeth redeviennent un peu eux mêmes et le style se fluidifie. En revanche, l’importance de l’Intelligence artificielle passe un peu à l’as… Ah ce n’était donc pas le principal sujet du roman? L’inégalité de ce polar m’a fait poser la question si ce sacré David l’avait écrit tout seul mais point de médisance!

Fallait-il donc l’acheter? Si vous êtes curieux et méga fan de Millénium pourquoi pas mais il vaut mieux essayer de le chopper en bibliothèque ou se le faire prêter. Vous pouvez aussi lire un bon Mankell!

C’est la rentrée… littéraire!

RENTREE

Je me souviens lorsque j’étais petite, je notais dans mon cahier à carreaux, d’une écriture plus ou moins maladroite Mardi 8 Septembre (J’ai toujours été fortiche en ratures! Oups ) Ce début de septembre était accompagné d’une nouvelle trousse (Ou pas), de nouveaux stylos et crayons  (Ceux de l’année précédente devaient forcément être cassés ou perdus) et d’odeurs de craie et de colle aux amandes.

Me voilà aujourd’hui pour une nouvelle rentrée où je vais aussi apprendre plein de nouvelles choses. La première, et non la moins importante, fallait-il oui ou non acheter ce sacré screugneugneu de Millénium 4?

DAVID LAGERCRANTZ MILLENIUM 4

J’ai pourtant voulu résister :

  • C’est juste une opération marketing et un moyen pour la maison d’édition et les héritiers de s’en mettre plein les poches.
  • Une bataille à la Dallas, ton univers impitoyaaaable s’est déroulée entre Eva Gabrielsson, la compagne de Larsson (Ils n’étaient pas mariés, jamais je n’aurais cru devoir écrire ça : ils auraient dû! Tu vois chéri faudra y penser si un jour je sors des bouquins…) et les frère et père de l’auteur.
  • David Lagercrantz, le « remplaçant » de feu Stieg Larsson est connu pour avoir écrit la biographie de Zlatan Machinovitch. Or, je n’aime pas le foot et je suis marseillaise. Enfin bref, le David n’était pas vraiment un maître du polar avant cet opus.
  • Est-ce vraiment possible de reprendre la plume de Stieg Larsson??? Sachant que sa compagne a certifié qu’elle détient le début de la suite de La reine dans le palais des courants d’air. Hélas, je crois bien qu’on ne pourra jamais le lire, la famille Larsson ayant remporté la guerre contre Eva. Mais Stieg pourquoi est tu mort?!!! Pourquoiiiiii????

Pour toutes ces raisons là et bien d’autres, j’étais décidée à ne pas le rajouter à la pile de bouquins que je tenais dans mes bras, mais pour vous mes lecteurs adorés – Oui, j’essaie de me convaincre que tu n’es pas seul(e) à me lire – je me suis sacrifiée. Oui, c’est vraiment horrible!

Promis je vous/te dis très bientôt ce que j’ai pensé de Ce qui ne me tue pas par le biographe de footballeur.

Pour le reste j’ai travaillé en piochant ça et là dans mes revues littéraires et culturelles préférées.

RENTREE INROCKS                 C’était très très dur!  (ndlb* je n’ai pas utilisé que les Inrocks hein)

J’ai gribouillé une « petite » liste

RENTREE WISHLIST

J’avais également rajouté Funny girl de Nick Hornby car avec Hornby, et tous ceux et celles qui font des tops 5 me comprennent, on ne se pose pas de question!

NICK HORNBY FUNNY GIRL

Comme les livres ne sont pas encore remboursés par la Sécu et que je ne suis pas une blogueuse sponsorisée, j’ai dû faire un choix déchirant mais quand même assez conséquent (J’espère que mon banquier ne lit pas ces lignes)

J’ai attrapé dans mes petits bras super musclés (On y croit on y croit!) :

La septième fonction du langage de Laurent Binet

LAURENT BINET SEPTIEME FONCTION DU LANGAGE

Eva de Simon Liberati

SIMON LIBERATI EVA

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry

SOPHIE DIVRY QUAND LE DIABLE SORTIT

D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan

DELPHINE DE VIGAN D APRES UNE HISTOIRE VRAIE

Vous remarquerez qu’il n’y a ni Amélie Nothomb ni Christine Angot dans ma sélection, ben c’est normal! Bon ok peut-être qu’un jour je lirai du Angot…

Allez, je vous laisse, je vais commencer Millénium 4, croisez les doigts!

*Note De La Blogueuse

Raison et Sentiments – Jane Austen

RAISON ET SENTIMENT 1

C’est un dimanche soir pluvieux de fin d’été, lovée dans mon canapé et sirotant un thé earl grey chaud, je me délecte des dernières pages de Raison et Sentiments. Ce premier roman de Jane Austen est considéré, à l’instar de son magnifique Orgueil et Préjugés, comme un roman pour adolescentes alors qu’une lecture adulte permet d’y voir pas mal d’autres aspects.

RAISON ET SENTIMENTS 2

Le pitch : Fin du XVIIIème siècle, dans le Sussex, Elinor et Marianne, deux jeunes filles de bonne famille viennent de perdre leur père. Leur grand frère né d’un précédent mariage avait raflé tout l’héritage d’un grand oncle, dont la maison familiale qu’il récupère, du coup, à la mort du paternel car ce dernier en avait jusque là l’usufruit (Oui, très sympathique le grand frérot !). Avec leur mère et Margaret, leur petite sœur, elles déménagent alors dans un charmant Cottage du Devonshire, comté situé au sud de l’Angleterre (De nos jours, cela correspond au Devon)

ANGLETERRE CARTE COMTES TRADITIONNELS

Et c’est parti pour les aventures amoureuses de Marianne, impétueuse et émotive et d’Elinor, réfléchie et impénétrable. La première s’emballe dès qu’elle rencontre un mec alors que l’autre prend son temps  (non elle ne couche pas le premier soir !) Marianne est passionnée, vive et généreuse.  Sa grande sœur Elinor est digne, loyale et attentionnée .

Lire du Jane Austen c’est comme déguster une madeleine chaude enrobée de chocolat, avec a cup of tea of course ! Oui, il y a un côté livre de nanas car on est absorbé par les rebondissements des histoires d’amour, avec quelques fois, une furieuse envie de secouer l’une ou l’autre des deux héroïnes en lui criant « maiiiiis qu’est ce que tu faiiiiis » et à d’autres moments, on écarquille les yeux et  en retenant son souffle, on pense fortement « mais quel CONNARD ! » Jane manie tellement bien l’intrigue que l’on ne peut plus s’arrêter de tourner les pages. Rajoutons à tout cela, le charme de la campagne anglaise battue par les vents, de Londres à l’époque Georgienne sous la pluie, des gentlemen en haut de forme et favoris et des bruissements de soie des robes longues des ladies.

Jane Austen c’est aussi beaucoup d’humour et un regard cynique sur la bourgeoisie anglaise de l’époque : l’appât du gain, l’envie d’amasser encore et plus de l’argent, l’hypocrisie, l’oisiveté, la bêtise ou les lacunes culturelles et la superficialité qui peut exister dans leurs rapports si empreints de courtoisie. Jane Austen était une caricaturiste lucide de son époque !

Alors ça me fait bien rire quand je vois certaines études sur le conservatisme de Jane Austen, certains en ont profité pour créer des groupes politiques plutôt à droite (eux aussi CONNARDS tiens !) Il ne faut pas oublier que l’écrivaine a été élevée par un pasteur et qu’à l’époque, les différentes classes ne se mélangeaient pas et qu’une fille de bonne famille ne travaillait pas, dépendait d’abord de sa famille puis de son mari. Son seul droit était de se marier et de faire des gosses. Jane Austen est morte à seulement 42 ans et CELIBATAIRE. D’ailleurs, on sent à travers ses romans son féminisme :

Elinor rétorque à son grand frère (vous vous souvenez, le super sympa !) à propos de Machin qui doit épouser Machine (Les prénoms ont été modifiés pour éviter tout spoiling !) : « La jeune fille n’a je suppose pas voix au chapitre de cette affaire. »

Elle dénonce les filles et leurs familles qui cherchent à tout prix un « bon » mariage, un mari riche quoi!

Elle exècre également la bêtise et l’ignorance chez elles :

« (….) elles communiaient, l’une, l’autre dans une insipide correction et un manque complet d’intelligence » p.228

« Elle ne parlait pas beaucoup, car à l’inverse de beaucoup de gens, elle mesurait le nombre de ses paroles à celui de ses idées » p.231

On sent bien que pour elle, une fille doit réfléchir, être curieuse et cultivée.

Jane Austen était résolument une avant-gardiste. Elle provoque le débat et ses bouquins, un incroyable attachement. C’est sûrement pour ça que les Janeites ont vu le jour à partir de la biographie de son neveu James Edward Austen-Leigh : A Memoir of Jane Austen, publiée en 1870. Les premiers Janeites étaient des hommes lettrés. Alors les romans d’Austen sont-ils vraiment pour les midinettes ? Rudyard Kipling himself a écrit une nouvelle titrée Janeites qui raconte l’histoire de soldats de la première guerre mondiale fans de Jane Austen !

Dans les années 90, le film Clueless et le roman le Journal de Bridget Jones sont d’énormes clins d’œil à Orgueil et Préjugés (Aaah Darcyyy) – Et qui c’est qui joue le rôle ET de Darcy dans Orgueil et Préjugés ET de Mark Darcy dans Bridget Jones??? C’est Colin Firth!!!

Les Janeites sont toujours actifs, de nombreux bouquins inspirés de l’univers Austenien sortent (beaucoup de devraient pas… hem), même avec des zombies ! Si si j’vous jure!

ORGUEIL PREJUGES ET ZOMBIES

Si vous voulez approfondir le trip Janeite, vous trouverez un super article sur le site d’arte ici et un tumblr super drôle :  Fuck Yeah Janeites! où l’on peut trouver ce gif de la scène culte d’Orgueil et Préjugés : Colin Firth-Darcy et sa chemise mouillée !

©Fuck Yeah Janeites!

5180mkVq8HL._SX303_BO1,204,203,200_ Raison et Sentiments, Jane Austen, 10/18,382 p

Quand vient la nuit – Dennis Lehane

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Chaque été, j’aime dévorer des polars et des thrillers. Cette année j’ai plongé dans le dernier Dennis Lehane : Quand vient la nuit.

Le pitch : On se retrouve dans les bas-fonds de Boston en hiver. Bob bosse dans un bar : le Cousin Marv. Marv était le propriétaire du troquet et il est bien le cousin de Bob, mais voilà, son bar a été « confisqué » par la pègre tchétchène qui s’en sert pour y faire transiter son argent sale. On appelle ce genre d’établissement un « relais ». Bob et Marv n’y sont que des pions. Rajoutez à tout ça un chiot trouvé dans une poubelle, un repris de justice psychopathe et un mec disparu dix ans plus tôt…

Y a pas à dire, ce n’est pas pour rien que Denis Lehane est l’un de mes auteurs préférés. Il délivre un roman sec et brut de décoffrage. On respire l’odeur de neige goudronnée bostonienne et la trouille devant les mafieux tchétchènes. Lehane, avec son héros torturé et taciturne, a concocté de nouveau un grand roman noir. Il donne une légère impression d’être devant un Scorcese même si c’est Michaël R. Roskam – Réalisateur de Bullhead – qui l’a porté à l’écran, avec feu James Gandolfini – le regretté Tony Soprano ! – dans le rôle de cousin Marv.

Allez, je file mater le film !

En voiture Simone!

VACANCES

Aujourd’hui je quitte le stress du métro marseillais pour me mettre au vert dans le beau pays des Alpes de Haute-Provence. Zut, j’aurais pu prendre un Pierre Magnan avec moi! Je vais lézarder et bouquiner ! Alors, dans ma valise, avec mes chaussettes rouges et jaunes à petit pois – les moins de 25 ans, vous ne pouvez pas comprendre! – j’embarque des polars :

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Les morts de la Saint-Jean, le premier opus de Henning Mankell conseillé par mon libraire préféré de la Bouquinerie des Cinq Avenues.

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Dark Horse de  Craig Johnson la cinquième aventure de Walt Longmire le shérif sensible et torturé. Si vous ne connaissez pas cette série, foncez sur le premier tome : Little Bird! Ce polar magique se déroule dans les grands espaces d’une réserve indienne du Wyoming. 41zsyuof6yL._SX332_BO1,204,203,200_

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Quand vient la nuit de Dennis Lehane. Après le fabuleux Shutter Island et Moonlight Mile, je sens que je vais me régaler!

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Le Mystère de Cloomber de Sir Arthur Conan DoyleLa deuxième enquête de Sherlock Homes. C’est Joyce Carol Oates dans Maudits dont je vous parlerai prochainement qui m’ a donné envie de me plonger dans les débuts de Sherlock!

EDIT : Au temps pour moi, Le Mystère de Cloomber est en fait une histoire sans Sherlock et sans détective!  Je vous en parle très bientôt! Les deux premières enquêtes de Sherlock Homes sont en fait Une étude en rouge et Le Signe des quatre.

SHERLOCK HOMES

Et j’emporte aussi de la fantasy !

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Les Aventuriers de la mer de Robin Hobb. Cette intégrale regroupe les trois premiers tomes de cette série : Le vaisseau magique, Le navire aux esclaves et La conquête de la liberté. Elle succède aux six premiers tomes de la génialissime série L’Assassin Royal.11145144_10153501328794441_4021835785075988423_n

Si vous ne ratez aucun épisode de Game of Thrones et que vous attendiez en trépignant les sorties des Harry Potter, foncez!

Bon je vous laisse je dois partir!